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Cultures numériques

Cours de Bachelor 1

La street échange

Bori Szekeres-AnaÏs Sellimi-Marco Usala

Nous sommes tous les jours confrontés à des images par milliers. Cette sur-stimulation ne permet pas de s’attarder sur une seule information, de saisir ce qui pourrait y avoir derrière.
Au final les images se perdent entre elles. De plus en plus d’artistes affichent leur travaux sur Instagram, probablement le réseau soit disant le plus propice à ce genre d’activité.
N’importe qui peut créer un compte professionnel et par ce biais s’auto-définir.
Artiste ? Musicien ? Influencer ? et puis quoi encore. Mais cet échange reste superficiel, car on a beau être populaire sur le web, cela ne fera pas de nous « quelqu’un ».
Mais que pourrait on faire pour s’opposer à cette naiveté imposée par et pour notre génération ? Devient t-elle une réalité qu’on ne pourra plus contester ?

I.Premières impressions

Après avoir assistés à une conférence d’introduction à la "figure du geek" nous nous sommes penchés sur la recherche des actions, des objets et du langage d’un geek à partir des préconçus que nous avions de cette figure.
Nous sommes donc tombés sur les clichés traditionnels et caricaturaux comme les lunettes, les jeux vidéo, les boutons, une personne qui a une passion pour une dimension technique liée au “digital” (se rapprochant de l’obsession), une certaine intelligence, un certain “handicap social” et l’usage d’une large série de codes spécifiques etc.

Le geek « cliché »

Gestes :
- utilisations des programmes, réseaux sociaux
- utilisation fréquentes d’ordinateur, de téléphone
- suivre les actualités et avances technologiques
- achats de matériel
- partage de contenu

Objets :
- ordinateur
- souris
- headset
- lunettes
- gros clavier

Langage :
- fake
- scroll,scroller
- noob
- like
- troll
- flood,flooder
- post
- thread

II. Notre figure du geek

Au début nous n’avions pas trop bien saisis à quoi ces listes allaient aboutir mais petit à petit nous avons commencés à comprendre que tout ce que nous mettions dans les listes n’étaient que des stéréotypes qu’il fallait casser.
Nous avons dû choisir une figure du geek particulière d’après notre avis sur ce sujet. On a donc crée un personnage qui a comme seul but celui d’échanger avec les autres sans se sentir juger par son travail. Autour des gestes, actions et langage que nous avons établi à partir de ces idées, nous avons conçu un geek qui a comme style de vie la “street échange”.
Notre figure du geek utilise les réseaux sociaux tel que Instagram, mais n’expose pas son travail afin d’avoir la validation des autres utilisateurs à travers des like, de commentaires, de partages ou de nombres d’abonnées. Il comprend que ces données quantitatifs ne permettent pas à quelqu’un de s’auto-définir en tant qu’artiste ni de s’auto-évaluer.

Le geek « street échange »

Gestes :
- sortir dans la rue
- partage direct de l’oeuvre
- Echange d’oeuvre
- communication direct avec les autres
- bouche à oreille
- performance artistique

Objets :
- divers matériel artistiques
- toile,tableau, images, photos imprimés
- cartes de visites
- affiches
- telephone,ordinateur
- tablette graphique
- logiciels artisitiques

Voilà pourquoi il met en place une révolution personnelle qui se base sur la pureté d’un échange qui ne vise pas à un jugement mais qui pointe plutôt à s’améliorer à travers de nouvelles découvertes et de nouvelles inspirations lui permettant de mûrir un travail artistique qui est le résultat d’une ouverture aux regards des autres.
Notre geek décide donc d’appliquer la « street échange » d’abord dans la vie réelle, mais devient conscient de l’influence des réseaux sociaux dans nos quotidiens et décide de concevoir une application de partage d’images où on n’a plus le nombre de followers et de j’aime mais si quelqu’un de nos followers veut aimer un de nos contenus il n’a pas cette possibilité. Il peut par contre nous envoyer en échange un contenu qu’il pense pouvoir nous enrichir et nous aider à toujours avoir de nouvelles inspirations qui pourraient mener à un bon résultat artistique auquel il aura à peu près participé aussi.

Et pourquoi "street échange" ?

On aimerait que l’art soit diffusé à une échelle non seulement virtuelle, mais urbain, qu’il soit aussi présent physiquement que sur nos écrans. Le coté "publique" de la chose reste, mais elle donne une dimension complètement différente à l’artiste et aux oeuvres.
Le but de notre geek est de prouver que la valeur n’est et ne sera jamais dans la grandeur de la plateforme de diffusion, mais dans l’oeuvre elle même.
Ainsi chers utilisateurs de réseaux sociaux, ne prenez pas cela trop au sérieux, c’est un outil non un moyen, il faut donc l’utiliser avec recul.

Par Bring your own geek, 19 novembre 2018